On s’habitue vite à un tas de choses. Elles deviennent partie prenante de notre quotidien jusqu’à oublier qu’elles sont là. Elles font partie de l’ordre naturel de la vie puis s’estompent lentement au fil du temps pour être remplacées par d’autres. Pour me souvenir toujours et pour garder à l’esprit la sensation qu’elles représentent, voici une liste (probablement très incomplète) de ces habitudes qui composent ou ont composé notre vie depuis 6 mois.
Regarder un groupe de pélicans voler au-dessus de l’océan et frôler les vagues.
Écouter le bruit des vagues en s’endormant.
Se réveiller avec le cri des singes hurleurs.
Au coucher du soleil, être envahi par les cris des oiseaux qui sonnent le rassemblement dans les arbres.
S’arrêter à l’heure du coucher du soleil pour regarder le spectacle de cette boule de feu tombant dans l’océan.
Mettre son maillot de bain, aller jouer 2 minutes dans les vagues puis revenir vaquer à ses occupations. Retourner se baigner une heure plus tard.
Être libre de se coucher à 21h si on en a envie pour pouvoir se lever le lendemain juste avant le soleil.
Se lever en même temps que le soleil et admirer les couleurs du spectacle.
Discuter quelques minutes en espagnol avec un inconnu qui veut me faire connaître sa vie et son pays.
Faire quelques minutes de yoga face à l’océan et rythmer sa respiration sur le va-et-vient des vagues.
Se faire bombarder de pelures de fruits par les écureuils qui mangent tranquillement dans les arbres.
Se faire envahir les pieds de fourmis et se faire piquer.
Écouter les oiseaux.
Oublier le jour, la date et l’heure.
Rencontrer des voyageurs et s’installer pour discuter quelques heures. Et décider de ne pas partir pour passer plus de temps à discuter.
Ne pas faire de plan.
Ne sentir aucune obligation sociale qui pousse à faire ce que l’on n’a pas envie de faire.
Se jeter sur la Presse et le Devoir dès qu’on a du wifi.
Discuter pendant des heures et inventer l’avenir en se disant que tout est possible, que notre seule limite est notre peur à réaliser l’impossible.
Faire confiance à un ami voyageur que l’on connaît depuis quelques minutes.
Commencer sa journée par 2 heures de lecture.
Ne pas prendre de douche pendant une semaine et se sentir, somme toute, propre.
Se gaver de pupusas jusqu’à en avoir mal au ventre.
Se dire qu’on a une vie de rêve.
Haaaaaaaaaaaaa la belle vie!!! Super texte comme d’hab et j’adore la photo aussi, c’est vous qui avez fait la « cabane »?
PS: yes c’est moi la preums pour les commentaires je vous ai tous grillés.
Vous avez une vie de rêve et vous me faites rêver. Aussi, vous me manquez . xoxox
On ne veut pas oublier tous ces éléments qui font de notre voyage un moment si particulier dans notre vie. Et je suis sûre que ça nous fera beaucoup de bien de relire ces lignes une fois revenus à Montréal…